Bâti ancien
Tuile mécanique et tuile plate, quelles différences ?

Deux familles de tuiles se partagent les toitures de l'agglomération arrageoise, chacune avec un mode de pose et un profil d'usure qui lui sont propres.
La tuile mécanique, reconnaissable à son relief
La tuile mécanique s'emboîte avec les pièces voisines grâce à des reliefs moulés lors de sa fabrication, ce qui accélère la pose et réduit le nombre d'éléments nécessaires pour couvrir une même surface. Cette tuile équipe une large part des constructions des quartiers reconstruits après 1918 et des extensions pavillonnaires plus récentes de l'agglomération.
La tuile plate, une pose plus dense et plus ancienne
La tuile plate se pose en écailles superposées sur plusieurs rangs, à la manière de l'ardoise, avec une densité de pose nettement supérieure à la tuile mécanique. On la rencontre sur des constructions un peu plus anciennes, sans pour autant remonter au bâti historique en ardoise du centre-ville.

Ce que cela change pour l'entretien
La tuile mécanique, avec ses reliefs plus marqués, retient parfois davantage les débris végétaux dans ses creux, tandis que la surface plus lisse de la tuile plate favorise un ruissellement plus régulier de l'eau. Ces différences orientent la méthode retenue lors d'un entretien ou d'un traitement contre la mousse.
Pourquoi le choix du matériau compte lors d'une rénovation
Remplacer une couverture par un matériau différent de l'original modifie l'aspect extérieur du bâtiment, un point qui peut relever d'une déclaration préalable de travaux selon la commune et la localisation du bien. Notre équipe identifie le matériau d'origine et ses contraintes avant toute recommandation de remplacement, à Arras comme dans les communes voisines.


